Ces "sculptures" ont été conçues dans la seconde moitié du XVIII e siècle, comme des outils d'étude, presque comme des planches anatomiques. Elles sont l’œuvre d’un certain docteur Salerno, un médecin anatomiste originaire de Palerme, qui les a réalisées sous la supervision du Prince Raimundo di Sangro, premier Grand Maître de la Franc-Maçonnerie napolitaine, passionné d’ésotérisme et d’alchimie. On raconte que les corps utilisés pourraient être ceux des domestiques du Prince, qui l’aidaient dans ses expériences alchimiques.
En 2008, des chercheurs de l’Institut d'Archéologie de l'University College of London ont révélé que ces «machines anatomiques» étaient composées de fibres de soie et de petits câbles métalliques enrobés de cire colorée. Les squelettes, cependant, sont bel et bien réels. L’étude ne précise pas si les organes conservés à l'intérieur des corps sont faux ou embaumés.
Source: Wikipédia
https://www.museosansevero.it/en/the-chapel-and-the-veiled-christ/the-anatomical-machines
D’après ce que j’ai lu sur internet, c’est encore pire!!! Les deux squelettes de la chapelle étaient, dit-on, les domestiques du Prince Raimundo di Sangro, celui dont la tombe repose juste au-dessus. Selon la légende, ils n’ont pas été exhumés mais sacrifiés par le docteur Salerno à des fins d’expérimentation.
Une solution à base de mercure aurait été injectée dans leur système vasculaire, de leur vivant, pétrifiant l’ensemble du réseau. Pas un simple exploit anatomique, mais un acte de cruauté déguisé en prouesse scientifique. Mais dans quel but ? Montrer ? Conserver ? Transcender la mort ? On ne sait pas. On ne saura jamais.
Il y avait aussi un fœtus. Un petit corps, placé entre les pieds du squelette féminin. Ce détail, je le trouve encore plus sinistre. Il n’était pas là pour la science. Il était là pour l’effet. Pour l’effroi. Une présence minuscule, coincée là, entre le mythe et l’oubli.
Mais dans les années 60, il a disparu. Volé. Par qui ? Et surtout, pourquoi ? Quel collectionneur voudrait d’une telle pièce dans son cabinet de curiosités ? Rien que d’y penser, j’ai la nausée.
